C'est un électrochoc qui secoue chaque année les universités tricolores en pleine torpeur estivale. Le classement de Shanghai, qui évalue les performances des meilleurs établissements d'enseignement supérieur mondiaux, vient d'être dévoilé. Ni chute ni progression spectaculaire : avec 23 universités dans le top 500 (22 l'an passé), et 3 dans le top 100 (4 l'an passé), la France se classe au septième rang des 37 pays, rétrocédant une place à la Suède. Des résultats décevants : en légère baisse par rapport à l'an passé, la France ne parvient toujours pas à rattraper son retard sur ses homologues britanniques et allemandes, dont une quarantaine d'universités sont classées.
Ce mauvais score « confirme l'urgence de la réforme des universités », a estimé hier la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Sans surprise, les Etats-Unis s'offrent le luxe de dominer qualitativement (huit université parmi les dix premières) comme quantitativement (159 facultés) le palmarès, loin devant le Royaume-Uni et le Japon. Dans cette lutte, les établissements français sont à la peine. Privilégiées par des critères fondés sur la recherche (nombre de publications, de prix Nobel...), les scientifiques devancent les littéraires, et les universités (17) les grandes écoles (5). Les mastodontes de Paris-VI et Paris-XI mènent encore la danse, même si leur rang est modeste : la première arrive à la 42e place mondiale (-3 places) et au 7e rang européen. La seconde, 49e mondiale, grimpe de trois rangs. Faut-il y voir, déjà, l'effet du prix Nobel de Physique décroché cet automne par l'un de ses professeurs, Albert Fert ? Seul bond spectaculaire, celui de l'Ecole normale supérieure à la 73e place (+10). Reléguée au-delà du seuil fatidique des 100 premiers, Strasbourg-I ne peut qu'espérer que sa fusion avec les deux autres campus locaux en 2009 lui offrira l'occasion de rebondir. Jusqu'à présent, cependant, les regroupements au sein de Pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) n'ont pas eu d'impact sur le classement... pas plus que le reste d'ailleurs. Les universités ont eu beau, depuis cinq ans, rivaliser d'astuces et de consignes pour se conformer à des critères dont elles contestent, aussi, la légitimité (voir ci-dessous), elles n'ont pas encore trouvé la recette miracle. Le gouvernement vient de leur donner deux instruments supplémentaires : une enveloppe de 1 milliard d'euros par an, et une loi sur l'autonomie qui leur permettra de définir des priorités scientifiques et de recruter davantage de jeunes cerveaux. « Cela va nous aider, mais il faudra encore attendre quelques années pour voir les effets sur le classement », prévient le patron des présidents d'universités, Jean-Pierre Finance.
Dans l'immédiat, Valérie Pécresse pense avoir trouvé la parade : la fabrication d'un classement propre aux universités européennes dans le cadre de la présidence française de l'Union.
Les écoles de commerce françaises trustent le haut du tableau du dernier classement des meilleures business schools européennes du Financial Times.
Ce classement évalue les écoles qui proposent un programme correspondant à un Master en Management (Bac +5).On retrouve pas moins de 7 écoles françaises dans le top 10 du classement.
Les incontournables : HEC (1ère position), l'ESCP-EAP (3ème), l'EM Lyon (5ème), l'ESSEC (6ème) et l'EDHEC (7ème), mais également des surprises comme par exemple l'Ecole de Management de Grenoble (4ème) ou encore Audencia Nantes Atlantique (10ème).
Les seules écoles non françaises à figurer dans ce top 10 sont la London School of Economics (8ème) et la Stockholm School of Economics (9ème).
Parmi les critères utilisés par le Financial Times, on retrouve le niveau de salaire 2 ans après la sortie de l'école, la durée moyenne d'obtention du premier emploi ou encore l'adéquation de l'enseignement avec les besoins en compétence des entreprises.
Ce constat tranche singulièrement avec le résultat désastreux des universités françaises qui sont reléguées loin derrière leurs homologues américaines, anglaises et asiatiques. Dans le dernier classement international, effectué par l'université Jiao Tong de Shanghai en 2006, seule l'université Paris VI parvient à se hisser dans le Top 50.
Par stephan1104
le Lundi 02 juin 2008 @ 08:04:01
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Les
jeunes diplômés sont de plus en plus sollicités par les entreprises, selon
une étude réalisée par Humblot-Grant Alexander et Best Admission Paris, le
27 mai 2008 : Humblot-Grant Alexander, conseil en recherche de dirigeants, de
managers et d'experts et Best Admission, expert en orientation en études
supérieures, publient les résultats d’une enquête sur la cote des formations
supérieures vue par les entreprises. En Avril 2008, 118 entreprises se sont
exprimées au travers de quatre thématiques : les diplômes, les filières, le
salaire et les modes de recrutement. L’étude met en valeur un marché de
l’emploi favorable aux jeunes diplômés, qui devrait perdurer dans les années
à venir pour palier à l’évolution de la pyramide des âges ainsi qu’aux besoins
opérationnels des entreprises |
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Diplômes
: le niveau Bac +4/5 a la côte Plus de
la moitié des professionnels interrogés (54,8%) indique que le niveau Bac+4/5
est le diplôme le plus représenté au sein de leur entreprise. Avec la réforme
LMD1, 1. LMD
pour « Licence-Master-Doctorat » L’analyse
d’un expert finance d’Humblot-Grant Alexander : Filières
: les écoles bien placées dans la course à l’emploi Si les
filières de recrutement des principales entreprises n’évoluent que très peu,
les Ecoles de commerce et d’ingénieurs constituent une référence en France,
prenant Salaires
: en légère évolution Pour les
Bac +2/3, 90% des entreprises proposent une rémunération comprise entre 20/30
K€. Pour les Bac+4/5, près de 72% des entreprises échelonnent les salaires Recrutement
: une préférence pour le contact direct Les
entreprises disent multiplier les actions pour repérer des profils de jeunes
diplômés. L’analyse
d’un expert industrie d’Humblot-Grant Alexander : Les très
grandes écoles (Polytechnique, Centrale Paris, HEC...) ne figurent pas dans
la cible des recruteurs de l'industrie. Les grandes écoles sortent de plus en
plus des profils L’analyse
d’un expert finance d’Humblot-Grant Alexander : On
constate une inflation des rémunérations de « début de carrière » : la
moyenne est aujourd’hui de 35/40 K€, alors qu’elle était de 25/30 K€ il y a
10 ans. Les
entreprises qui on participé à l’enquête Sur les
118 entreprises qui ont répondu à l’enquête, la majeure partie : |
La plupart des sociologues travaillant dans le champ de la sociologie de l’éducation s’accordent pour constater une relative dévalorisation des titres scolaires, liée à la rapidité de la croissance des effectifs scolarisés. Bourdieu et Passeron, chacun de leur côté, reprennent à leur compte l’analyse de Boudon selon laquelle la dévaluation des diplômes résulterait de la vitesse d’évolution différentielle des deux structures éducative et professionnelle. Ainsi P. Bourdieu constate qu’« on peut considérer qu’un titre a toutes les chances d’avoir subi une dévaluation toutes les fois que l’accroissement du nombre des titulaires de titres scolaires est plus rapide que l’accroissement du nombre des positions auxquelles ces titres conduisaient en début de période1 »
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Suite
http://enquete.revues.org/document57.html
REGARD SUR L’ENSEIGNEMENT DE
Par Rodolphe Greggio,
ancien élève de l’Ecole normale supérieure, docteur en sciences de gestion,
professeur d’histoire économique en classe préparatoire commerciale.
SOLVE est un programme éducatif et interactif qui permet le développement d'une politique d'entreprise et l'établissement d'un cadre pour l'action préventive pour traiter les problèmes psychosociaux.
Le stress, l'alcool et la drogue, la violence (physique et psychologique), le VIH/sida et le tabac sont autant de facteurs engendrant des problèmes de santé pour le travailleur et une baisse de productivité pour l'entreprise. Ensemble, ils représentent une cause majeure d'accidents, de blessures mortelles, de maladie et d'absentéisme au travail, tant dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. SOLVE est ciblé sur la prévention, en traduisant les concepts en politique et cette dernière en action au niveau national et de l'entreprise.
Créée en 1965 par les premiers "psychologues industriels" travaillant en région Rhône-Alpes, l'APIRAF a pour objectif de favoriser les échanges sur les préoccupations des psychologues du travail et des professionnels des ressources humaines.
L'APIRAF, Association de professionnels de la Psychologie du Travail et des Organisations, vous présente ci-contre le programme de ses activités 2008 qui s'articulent autour :
des conférences-débat auxquelles vous avez l'habitude de participer,
des soirées d'échanges et journées rencontres qui seront l'occasion de partager avec d'autres vos préoccupations professionnelles.
Mardi 12 février 19h-21h
Conférence-Débat
« Stress et risques psychosociaux »
Intervenant : Philippe DOUILLET (ANACT), en collaboration avec ARAVIS
Mardi 12 mars 18h30-20h30h
Soirée d'échanges à l'Université Lyon 2, campus de Bron - Amphi IUT Lumière
« Les tests : fiabilité, évolution et débordements »
Animée par les étudiants du Master Professionnel de Psychologie du Travail
Intervenants : Victor TROYANO (Université Lyon 2, Cabinet Metod), Jérôme IBORRA (ECPA)
Mardi 8 avril 19h-21h
Conférence-Débat
« Le harcèlement moral : où en est-on de la jurisprudence ? »
Intervenant : Jean-François PAULIN (Institut de Formation Syndicale, Université Lyon 2)
Mardi 20 mai 19h-21h
Conférence-Débat
« La détection et le management des hauts potentiels »
Intervenante : Agathe POTEL (Ecole de Management de Lyon)
Mardi 17 juin 19h-21h
Conférence-Débat
« La mobilité dans la fonction publique territoriale »
Intervenante : Irène GAZEL (Grand Lyon)
Mercredi 8 juillet 19h-21h
Conférence-Débat suivie d'un cocktail
« Le coaching professionnel : évolutions et enjeux »
Intervenants : International Coach Federation, Société Française de Coaching, en partenariat avec l'ENS Lyon, à confirmer
Mardi 16 septembre 19h-21h
Conférence-Débat
« L'employabilité des seniors : placement et bilans de compétences »
Intervenante : Michelle ARBEY (Consultante)
Mardi 21 octobre 19h-21h
Conférence-Débat
« Les discriminations à l'embauche et dans l'emploi »
Intervenants : Annick MARNAS-ABRY (Sociologue), Philippe BESSETTE (Consultant Delgor), à confirmer
Mardi 18 novembre 19h-21h
Conférence-Débat
« Le reclassement des sportifs de haut niveau »
Intervenante : Mireille HUGUET (CIBC du Rhône)
Prochaine conférence:
Stress au travail, violences, harcèlements, addictions..., les risques psychosociaux sont une grave menace pour la santé des salariés et, par voie de conséquence, pour la performance des entreprises. Leur croissance manifeste rend doublement urgente la nécessité de mettre en œuvre des dispositifs de prévention, rares et partiels à ce jour.
Que faire et comment faire pour que le travail reste un lieu de construction de soi plutôt que de souffrance, un lieu d'intégration harmonieuse plutôt que de relations destructrices, de réalisation collective et performante ?
Philippe DOUILLET, coauteur d'un ouvrage qui vient de paraître aux Éditions du réseau ANACT (1), viendra nous présenter l'approche de l'ANACT pour mettre en place des dispositifs de prévention des risques psychosociaux au sein des organisations de travail.
J'essaierais de mettre les descriptions des prochaines conférences sur le blog au fur et à mesure.